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Lettre RESF n°20 du 12 décembre 2019

jeudi 19 décembre 2019


Réseau Éducation Sans Frontière Rouen
Maison des Associations
22 bis rue Dumont d’Urville
76000 Rouen
resf76.rouen@orange.fr
facebook.com/RESF-76-Rouen-1987712778159794/

Joindre le réseau :
CGT Education : 02 35 58 88 36
FSU : - SNUipp 02 35 63 85 08
SNES 02 35 98 26 03
SGEN-CFDT : 02 32 08 33 40
SUD-Education : 02 35 89 89 83 /06 68 63 20 05

Numéro d’urgence : 06 68 63 20 05

-Permanences (accueil des familles) de 16 à 17h, les mercredis 18 décembre 2019, 8 et 22 janvier.
- Réunions du RESF 17 à 19h les mercredis 15 et 29 janvier.

Vous recevez la vingtième lettre du RESF Rouen.
Cette lettre est adressée régulièrement aux syndicats qui participent au réseau, charge à eux de la diffuser à leurs adhérents et aux établissements.

Le réseau a été créé il y a douze ans par des personnels, parents et élèves d’établissements scolaires, syndicats, associations.
Il regroupe des syndicats (CGT Education, FSU – SNEP, SNES, SNUEP, SNUipp, …-, SGEN-CFDT, SUD-Education), la FCPE, des associations (Ligue des Droits de l’Homme, …), des personnes.

Le RESF agit pour que les enfants, les jeunes, dont les parents n’ont pas de papier, puissent poursuivre leur scolarité et vivre sereinement en France comme les autres enfants de leur âge, pour les aider à faire régulariser leur situation et celle de leurs parents.

Journée internationale des migrants
Mercredi 18 décembre 18h gare SNCF

Le Havre : mercredi 18 décembre à 18h à l’hôtel de ville :
« Égaux, égales, personne n’est illégal »
Nous, Collectifs de Sans-Papiers et MigrantEs, Syndicats, Associations, Collectifs de solidarité, États Généraux des Migrations, Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements le 18 décembre, journée internationale des migrantEs.
Nous marcherons toutes et tous ensemble pour affirmer avec encore plus de vigueur : « Egaux, Egales, personne n’est illégal ».
Nous marcherons pour la ratification par la France de la « convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée par l’ONU le 18 décembre 1990 et qui vise à garantir l’égalité de traitement entre travailleurs et travailleuses françaisEs et immigréEs.
Nous marcherons pour stopper la montée des nationalismes, le développement du fascisme et de toutes les formes de racisme.
Nous marcherons en mémoire des dizaines de milliers de femmes, d’enfants et d’hommes mortEs sur les routes de la migration, victimes des frontières et des politiques meurtrières des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.
Nous marcherons pour la liberté de circulation, pour la fin du système de Dublin, l’abandon de la Directive retour et la fermeture des centres de rétention.
Nous marcherons contre l’idée fausse que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits de toutes et tous.
Nous marcherons pour soutenir et amplifier les grèves et luttes des Sans-Papiers pour obtenir leur régularisation et la justice sociale.
A l’heure où le gouvernement annonce des mesures sans précédent : immigration « choisie », privation - pour les demandeurs d’asile - d’accès à la protection maladie pendant les trois premiers mois après le dépôt de leur demande, durcissement des conditions d’accès à l’Aide Médicale d’État (AME), nous marcherons pour affirmer que l’égalité ne se discute pas, elle doit être mise en œuvre, maintenant.
C’est la précarisation générale et la remise en cause des acquis sociaux par les politiques répressives et d’austérité menées par les gouvernements successifs, spécialement celui d’Emmanuel Macron, qui exacerbent les discours de haine, accroissent la pauvreté et le repli sur soi dans la population.
C’est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure, solidaire et égalitaire.
Etats Généraux des Migrations de Rouen soutenus par : Association de Solidarité avec Tou-te-s les Immigrés Petit Quevilly, Centre abbé Pierre - Emmaüs d’Esteville, Collectif antiraciste -ASTI d’Elbeuf, Espoirs de femmes, Groupement des Éducateurs sans Frontière (GREF Normandie), Mouvement de la paix Rouen, Pastorale des Migrants, Réseau Éducation sans Frontières, Réseau Solidarité Migrants (RSM Rouen), Welcome....................... ….......….. Collectif des Libertés Fondamentales Association France Palestine Solidarité, CGT Union Départementale, Cimade, Collectif Droits des femmes, Décidons Rouen, Droit Au Logement, Ensemble !, Europe Ecologie Les Verts, FSU 76, GDS gauche démocratique et sociale, La France Insoumise, Ligue des Droits de l’homme - Rouen, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Sgen-CFDT Haute Normandie, Union Syndicale Solidaires 76….....

Propos entendus par deux militantes RESF aux guichets de la Préfecture de Rouen le 28 Novembre.
1°« C’est une résidence secondaire ? » se tournant vers sa collègue « t’as une résidence secondaire toi ? Pas moi »
La personne qui présentait l’attestation d’hébergement habite un logement loué par sa famille.
2° « Vous faites des enfants et vous ne connaissez pas le père ? » « Vous avez préparé votre dossier au moins ? »
Propos claironnés à une jeune femme enceinte qui venait apparemment chercher une carte de séjour.

Que de mépris !


Mineurs isolés étrangers toujours en détresse !
Actuellement il y a toujours une cinquantaine de MNA non pris en charge par l’ASE car non reconnus mineurs. Cela veut dire sans abri, sans être scolarisé-E-s. Le système à l’arrivée des MNA est maintenant le suivant : ils passent d’abord à la préfecture où avec un fichier biométrique on peut savoir à partir de leurs empreintes s’ils viennent d’un autre pays européen, ou s’ils ont déjà fait une demande de prise en charge par l’ASE dans d’autres départements. Les tests de reconnaissance de minorité sont effectués par le CAPS et non plus par l’ASE. Ils ont lieu vite, à peu prés dans les temps prévus par la loi. Mais par contre les résultats dans environ 90 % des cas sont la non reconnaissance de la minorité. Il faut donc que le jeune ensuite, aidé par un-e avocat-e fasse un recours auprès du juge des enfants contestant cette décision. 80 % des jugements annule la décision de non reconnaissance de minorité et oblige l’ASE à les prendre en charge. Mais entre les premiers tests et le jugement du juge des enfants les délais sont entre 3 et 8 semaines. Pendant ce laps de temps les jeunes sont à la rue. Les associations demandent qu’ils soient mis à l’abri puisqu’il y a présomption de minorité.
Une fois pris en charge par l’ASE, les jeunes sont hébergés souvent dans des hotels qui ne sont pas des lieux pour des enfants mineur-e-s. Et puis il faut encore que la direction de l’ASE organise correctement l’accompagnement des mineurs, leur scolarisation etc …
Des enseignant-e-s et étudiant-e-s bénévoles de l’Université organisent des cours durant la semaine afin que ces jeunes ne restent pas à errer, perdre leur temps, désoeuvrés, désespérés, en attendant d’être scolarisés.

Naissance d’un nouveau comité de soutien au groupe scolaire Balzac et quartier Grammont (Rouen gauche)
Sur tout le groupe scolaire 5 familles sont en grandes difficultés pour différentes raisons : soit les parents d’enfants scolarisés ne sont pas régularisés, en attente de régularisation et/ou sans logement, ou menacés d’expulsion de leur logement ou du territoire.
Il est toujours insupportable pour des enseignant-e-s de savoir qu’un-e élève puisse disparaître de la classe du jour au lendemain. Le droit à l’éducation est sacré. Pour les parents il est aussi insupportable de voir des parents et des enfants copains des leurs vivre dans des conditions indignes. C’est pourquoi un comité de soutien s’est créé : des pétitions circulent, la solidarité s’organise et tous sont déterminés à réagir collectivement à toute menace d’expulsion du territoire.
Devoir de réserve : (Plus de détail dans la lettre n°11)
Tout en respectant le principe de laïcité et de neutralité du service public, la liberté d’opinion des fonctionnaires (des enseignants) est garantie par la loi. Ils ont donc le droit, comme tout citoyen, d’exprimer leur opinion, de rédiger une attestation, de participer à un comité de soutien, à une manifestation publique, de signer une pétition…

Devenir correspondant du RESF :
Afin de faire le lien avec les établissements scolaires, le réseau recherche des correspondants pour :
- Afficher la lettre dans les établissements (environ une par période)
- Faire le lien avec le réseau lorsque les parents d’un élève, un élève majeur sont en situation irrégulière

Nom : …........................... Prénom : ….............
Établissement : …..................................................................

Fonction : …..........................................................................
Téléphone : .......................... Mail : ….............................

Renvoyer à RESF
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22bis rue Dumont d’Urville 76000 Rouen
resf76.rouen@orange.fr

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